Faire son site internet soi-même avec Wix, WordPress ou Shopify ne demande aucune ligne de code. Mais la vraie question n'est pas "est-ce possible", c'est "combien de temps ça va vraiment vous prendre". Pour un site vitrine simple (accueil, présentation, contact, quelques photos), comptez entre 20 et 35 heures étalées sur trois à six semaines, si vous avancez par petites sessions le soir ou le week-end. Ce chiffre surprend presque tout le monde, parce que les plateformes vendent "cinq minutes pour créer votre site", pas les heures passées à rédiger les textes, choisir les photos et régler les mentions légales.
Ce guide détaille chaque étape avec un temps réaliste, pour que vous sachiez dans quoi vous vous engagez avant de commencer, et où la plupart des artisans et commerçants finissent par lâcher l'affaire.
Combien de temps prend chaque étape, concrètement ?
Voici la décomposition honnête d'un projet de site vitrine mené seul, sans compétence technique préalable.
| Étape | Temps réaliste | Ce qu'on sous-estime |
|---|---|---|
| Définir le contenu et la structure | 2 à 4 h | Ce n'est pas un exercice de design, c'est un exercice de clarté |
| Choisir la plateforme | 1 à 3 h | Comparer trois outils prend plus de temps qu'on l'imagine |
| Domaine et hébergement | 1 h | Simple une fois le nom de domaine choisi (le vrai temps est ailleurs) |
| Construire les pages | 6 à 10 h | Les blocs "prêts à l'emploi" demandent presque toujours des ajustements |
| Rédiger les textes et réunir les photos | 6 à 12 h | Le poste le plus sous-estimé, de très loin |
| Mentions légales, cookies, RGPD | 1 à 3 h | Beaucoup le zappent, ce qui est risqué |
| Référencement de base | 2 à 4 h | Sans ça, le site existe mais personne ne le trouve |
| Tests et mise en ligne | 1 à 2 h | Le mobile est souvent oublié jusqu'au dernier moment |
Total : entre 20 et 35 heures. Et ce n'est que la mise en ligne, pas l'entretien qui suit.
Vous cherchez surtout un site qui tienne dans la durée sans y revenir chaque mois ? Demander un devis gratuit donne une base de comparaison en dix minutes, avant de vous lancer seul ou non.
Étape 1 : clarifier ce que le site doit vraiment faire
Avant d'ouvrir un éditeur, répondez à trois questions. Qui doit vous contacter après avoir vu le site ? Quelle action voulez-vous qu'il fasse (appeler, remplir un formulaire, venir en magasin) ? Quelles trois informations un couvreur ou une chambre d'hôtes doivent absolument voir en dix secondes ?
Un artisan couvreur qui saute cette étape se retrouve avec cinq pages de texte générique et zéro numéro de téléphone visible au-dessus de la ligne de flottaison. Le site existe, mais il ne convertit rien.
Étape 2 : choisir la plateforme
Trois familles d'outils dominent le marché pour un non-développeur.
| Plateforme | Pour qui | Budget mensuel |
|---|---|---|
| Wix, Squarespace | Site vitrine simple, sans e-commerce complexe | Environ 10 à 25 € |
| WordPress (+ hébergement) | Site évolutif, plus de contrôle, mais courbe d'apprentissage réelle | Environ 5 à 15 € (hors thèmes et extensions payants) |
| Shopify | Boutique en ligne avec paiement, stock, livraison | À partir d'une trentaine d'euros |
Aucune de ces options ne demande de savoir coder. En revanche, chacune demande d'apprendre son propre éditeur, ses propres blocs, ses propres limites. C'est ce temps d'apprentissage, invisible dans les publicités, qui gonfle le budget réel.
Étape 3 : réserver le nom de domaine et l'hébergement
Pour un domaine en .fr, comptez généralement entre 5 et 15 € par an chez un bureau d'enregistrement accrédité par l'Afnic. Un hébergement mutualisé standard tourne autour de 3 à 10 € par mois si vous partez sur WordPress plutôt que sur un constructeur tout-en-un qui inclut déjà l'hébergement.
Cette étape est rapide une fois le nom choisi. Le vrai piège est ailleurs : beaucoup de propriétaires ne savent plus, deux ans plus tard, où est enregistré leur propre nom de domaine. Notez le registrar et la date de renouvellement dès le premier jour.
Étape 4 : construire les pages
C'est là que les heures s'accumulent. Les blocs préconçus des éditeurs donnent l'illusion d'un résultat professionnel en cinq minutes, mais chaque photo mal cadrée, chaque bouton qui ne s'aligne pas sur mobile, chaque section trop chargée demande des ajustements manuels. Pour un site de trois à cinq pages, comptez 6 à 10 heures rien que pour la construction, en incluant les allers-retours.
Le restaurant qui veut un menu à jour et des horaires visibles sans creuser dans trois sous-menus illustre bien l'enjeu : la structure compte plus que le nombre de pages. Notre article sur la création d'un site pour restaurant détaille ce qui fait réellement venir les clients, au-delà du menu en PDF.
Étape 5 : rédiger les textes et réunir les photos
C'est le poste le plus chronophage, et le plus sous-estimé de tous. Rédiger un texte de présentation qui ne ressemble pas à celui du concurrent d'à côté, choisir des photos qui ne viennent pas d'une banque d'images vue mille fois, écrire une page service par service : comptez 6 à 12 heures rien que pour cette partie, surtout si vous n'avez pas l'habitude d'écrire pour le web.
La chambre d'hôtes qui recopie sa description Booking.com sur son propre site perd l'occasion de raconter ce qui la rend différente. Le contenu original est justement ce que Google valorise et ce que les visiteurs retiennent.
Étape 6 : les obligations qu'on oublie
Un site professionnel a des obligations légales même sans vente en ligne : mentions légales, politique de confidentialité, bandeau cookies si vous utilisez des outils de mesure d'audience ou de publicité. Ce n'est pas une option qu'on coche si on a le temps.
L'absence de mentions légales n'est pas qu'un détail administratif. La loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 prévoit, pour un défaut de mentions obligatoires, jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, selon les informations officielles de service-public.fr. En pratique, la CNIL et les tribunaux visent surtout les cas répétés ou de mauvaise foi, mais le risque existe bien pour tout le monde.
Notre guide RGPD pour un site vitrine détaille les obligations réelles et ce que sanctionne effectivement la CNIL, sans exagération ni minimisation. Comptez 1 à 3 heures pour mettre ces pages en place correctement, en s'appuyant sur un modèle sérieux plutôt qu'un copier coller trouvé au hasard.
Ceci n'est pas un conseil juridique. Pour une situation spécifique, un professionnel du droit ou la CNIL restent les interlocuteurs de référence.
Étape 7 : un minimum de référencement
Un site en ligne sans référencement de base est un site que personne ne trouve. Titre de page pertinent, description qui donne envie de cliquer, structure de titres cohérente, fiche Google Business Profile à jour : ce sont les fondations, pas des options avancées.
Notre guide complet pour créer et optimiser sa fiche Google Business Profile couvre ce point précis, souvent plus déterminant pour un artisan local que le site lui-même. Comptez 2 à 4 heures pour poser ces bases correctement.
Étape 8 : tester, publier, et l'entretien qui continue
Avant de publier, testez sur un vrai téléphone, pas seulement sur l'aperçu mobile de l'éditeur. Vérifiez que le formulaire de contact envoie bien un email, que le numéro de téléphone est cliquable, que les images se chargent en moins de trois secondes.
Et une fois en ligne, le travail ne s'arrête pas. Un site qui reste figé deux ans perd en visibilité, en sécurité (mises à jour du CMS et des extensions) et en pertinence si vos horaires ou vos tarifs changent sans être mis à jour.
Combien d'heures au total, sur une année ?
Additionnez : 20 à 35 heures de mise en ligne, puis 2 à 4 heures par mois d'entretien si vous voulez que le site reste vivant. Sur un an, cela représente facilement 45 à 80 heures pour un artisan ou un commerçant qui, par ailleurs, gère déjà des chantiers, des clients ou une boutique.
Ce calcul n'est pas un argument contre le fait de le faire soi-même. Beaucoup de petites structures s'en sortent très bien avec un constructeur en ligne, surtout pour valider une activité qui démarre. Pour comparer ce budget de temps à un budget chiffré en euros, notre article combien coûte un site internet pour un artisan en 2026 met les deux approches côte à côte. La question à se poser est simple : ces heures, vous les prenez sur quoi ?
Faut-il le faire seul, ou passer par un développeur ?
Faites le vous même si vous avez le temps devant vous, si votre activité ne dépend pas d'une visibilité immédiate, et si vous acceptez un résultat qui ressemblera, de près ou de loin, aux milliers d'autres sites construits sur le même modèle.
Passez par de vrais développeurs si le temps vous manque, si un premier essai sur Wix ou WordPress vous a déjà pris plus d'heures que prévu sans vous satisfaire, ou si votre activité mérite un site qui ne ressemble à aucun autre et qui tient dans la durée sans y revenir chaque mois pour un bug ou une mise à jour cassée.
C'est précisément là qu'intervient SiteBourbon : un site sur mesure, codé par de vrais développeurs, livré souvent plus vite qu'un projet mené seul le soir après le travail, et pour un budget comparable à celui d'un template payant sur la durée. Si vous voulez aussi être visible sur Google une fois le site en ligne, notre accompagnement marketing et référencement local prend le relais.
Vous avez commencé seul et ça coince, ou vous préférez ne pas y passer trente heures du tout ? Demandez un devis gratuit, la réponse arrive sous 24 à 48 heures.